Lecture : Le Mentor Divin

C’est l’introduction

Chaque matin, nous avons 10 minutes de « prières ». C’est préparé soit par un cadet ou une cadette, soit par un membre du staff. Selon qui dirige ce moment, c’est davantage un temps de réflexion ou de partage que de prière, d’où les guillemets.

Dans les premières semaines, une officière a partagé la méthode de lecture personnelle de la Bible « SOAP », tirée du livre The Divine Mentor de Wayne Cordeiro. Comme la méthode m’avait beaucoup intéressé, j’ai emprunté le livre à un cadet. Je viens de le finir et voilà ce que j’en retire.

Le temps perso, ça compte…

…et quotidien, c’est encore mieux. L’auteur n’a de cesse pendant le livre de souligner l’importance de se nourrir spirituellement régulièrement, et en tant que chrétien, la base de ça, c’est la lecture de la Bible.

Il utilise une image-parallèle intéressante : si les gens qui vont à l’église ne mangeaient qu’une fois par semaine le dimanche midi, physiquement, ils n’iraient pas super bien. Pourquoi est-ce que ce serait différent pour la santé spirituelle ? C’est donc important de réussir à trouver un rythme de temps avec Dieu régulier, pendant la semaine.

Oui, c’est assez évident, mais l’image de l’assemblée famélique physiquement aide à faire réfléchir sur notre forme spirituelle et la manière dont on s’alimente.

Journaler

Le verbe est anglais est élégant : « to journal » = écrire un journal, type journal intime. En français, ça a moins la classe. Du coup, je crée le verbe journaler ! Bon d’accord, je le fais pas.

En tout cas, c’est ça la base de la méthode que l’auteur propose : un journal de lecture et de réflexion. Et comme c’est un ouf’, il suggère de passer 40 minutes par jour à faire ça. 20 minutes à lire la Bible, 20 minutes à écrire son journal. On est bien d’accord, faire ça tous les jours, ça demande une sacrée discipline et pour certaines personnes, de rogner sérieusement sur une nuit déjà courte.

L’idée c’est de ne pas se contenter d’un feuillet de calendrier la bonne semence lu en 30 secondes. L’auteur décrit ça comme un snack spirituel : ça dépanne, mais on ne peut pas se nourrir exclusivement de ça.

Soupe SOAP salut euuh

Que ceux qui n’avaient pas fait le lien avec le fameux slogan de l’Armée du Salut lèvent la main…. et se sentent les bienvenus ! Ça fait plaisir d’avoir une audience diversifiée. (Comment on dit une audience pour de la lecture ?)

Voici le canevas pour chaque jour de journal : Scripture, Observation, Application, Prayer. Soit :

  • Ecrire le verset en entier (il suggère de se concentrer sur un verset qui nous a sauté aux yeux pendant la lecture)
  • Réfléchir au contexte du passage et à ce que les mots voulaient dire à l’époque, quand le texte a été écrit
  • Qu’est-ce que ça implique pour ma vie personnelle, comment je vais appliquer cette réflexion au quotidien ?
  • Prière pour conclure, m’imprégner de tout ça personnellement et demander à Dieu de m’aider.

Si on fait tout ça consciencieusement, ça prend un bon moment et ça aide à ne pas bâcler ce temps personnel !

Et en groupe

L’auteur, qui est pasteur, a développé et affiné cette méthode au fil des années. D’après ce que j’ai compris, il l’utilise pour lui-même, mais il l’a aussi mise en forme en groupes de partage. Ce qui donne les 40 même premières minutes, mais après la lecture et l’écriture du journal, 20 minutes de partage en groupe sur ce qu’on a reçu de Dieu au travers de la lecture.

Et évidemment, quand on est plusieurs à partager, on va avoir des points de vue différents, une théologie différentes et des applications différentes. Des fois, ça peut être vraiment très différent… Que ceux qui ne sont jamais entrés dans une discussion agitée  à cause de divergences d’opinion lèvent la main…. Eh ben, en ce qui concerne Dieu, la vie chrétienne et la vie en communauté, c’est pareil.

Le dernier paragraphe du bouquin traite de la gestion d’opinion qui nous paraitrait farfelue ou dangereuse : « Cependant, attention à résoudre le problème sans abîmer la relation. N’échangez jamais une amitié contre une victoire dans une bataille apologétique (= qui défend son point de vue). Ça ne vaut pas le coup. L’Eglise est remplie de batailles théologiques non résolues ».

Alors même si (ou justement parce que) je ne suis pas du style à garder ma langue dans ma poche quand j’entends un truc qui me hérisse le poil, et que je pense que c’est important de se positionner quand c’est un propos dangereux pour la communauté, ce dernier enseignement est un rappel qui est bien approprié : faisons attention à sauvegarder les relations…

 

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